![]() ![]() Le territoire
![]() Avec une superficie de 6.309 km², le département de la Haute-Garonne s’étire sur plus de 200 km, de la vallée du Tarn au nord, aux sommets de la chaîne pyrénéenne, au sud. La Haute-Garonne est une terre de contrastes à l’image de la variété du relief (42% de plaine, 39% de coteaux et 19% de montagne), des paysages, du climat ou encore des sols. Les productions sont donc fortement liées à ces conditions naturelles et à l’héritage culturel des régions agricoles. Plusieurs types d’agriculture sont représentés : l’agriculture de montagne, l’agriculture de plaines, de coteaux ou de vallées, enfin, l’agriculture périurbaine, aux portes de Toulouse. La montagne et le piémont pyrénéen sont propices aux élevages à caractère extensif mais offrent peu de terres arables. Les Coteaux de Gascogne et le Volvestre favorisent l’association des grandes cultures et de l’élevage. Toute la moitié nord de la Haute-Garonne est massivement orientée vers les productions végétales, notamment les grandes cultures.
Dans la Haute-Montagne et dans la Plaine de Rivière on trouve essentiellement des productions de bovins viande et d’ovins viande. Dans le Piémont Pyrénéen et les Coteaux de Gascogne, ce sont les bovins viande et bovins lait qui dominent. Globalement l’agriculture et l’élevage couvrent 55 % de l’espace commingeois entre les surfaces des exploitations et les 25.000 hectares
d’estives répartis sur les cantons de Luchon, St-Béat et
Aspet.
83 % des exploitations de cette région pratiquent une activité d’élevage. Outre
leur fonction économique, les troupeaux ont un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire par l’entretien des espaces. Les surfaces destinées à l’alimentation animale (fourragères : prairies naturelles, maïs ensilage, luzerne, trèfle,
céréales, etc.) occupant plus de 60 % de la surface agricole, c’est bien l’élevage
qui valorise le mieux ces territoires à faible potentiel agronomique.![]() En remontant vers le nord et surtout l’est, le paysage passe progressivement du « tout animal » au « tout végétal » pour céder la place aux cultures céréalières du Lauragais qui constitue le grenier à céréales de la Haute-
Garonne. On y retrouve les cultures d’oléagineux (tournesol, colza, soja) qui placent le département dans les
tous premiers rangs nationaux en terme de production et de sorgho. Le blé dur, que l’on retrouve pour la majeure partie dans le Lauragais, recouvre 34 % de la SAU haut-garonnaise, ce qui représente près de 20 % de la
production nationale. La spécialisation en grandes cultures est une particularité de l’agriculture de ce département puisqu’elle concerne une exploitation professionnelle sur deux.
Le Nord du département et l’Agglomération toulousaine concentrent 70% de la population départementale.
L’urbanisation exerce une pression certaine sur l’activité agricole de cette zone mais l’activité maraîchère et
horticole reste toutefois présente au nord du département et aux portes de Toulouse. Le Frontonnais, terre de
vignoble s’étire quant à lui sur 2.400 hectares : 48 chais particuliers et 3 caves coopératives fournissent près
de 14 millions de bouteilles par an. Les viticulteurs bénéficient de la seule AOC du département : les Côtes du
Frontonnais, qui contribue efficacement à sa notoriété. La culture fruitière quant à elle est bien présente sur
les terrasses du Frontonnais et s’étend sur 300 hectares.![]() Boîte à docs
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